Centre de culture contemporaine — Montpellier
Soundcities
© Stanza

Œuvre

Soundcities

2015

Installation, 2010 – 2015

Le projet d’installation Soundcities s’inscrit dans le prolongement de la base de données interactive éponyme initiée par Stanza en 1995, pour apparaître sur le web en 2004 dans sa version actuelle, renouvelée en permanence. http://www.soundcities.com/ est la première base de données en open source rassemblant les sons des villes grâce à des captations sur le terrain, à des compilations de sources existantes, et ouverte aux contributions en ligne. Le site permet en outre de composer ses propres cartographies sonores et de mixer les sources.
Les recherches de Stanza se concentrent sur les possibilités de représenter et d’interpréter des données sonores, mais aussi de mettre en relation des données issues des champs du contrôle urbain (trafic, surveillance, environnement) avec un espace concret, visualisable, expérimentable physiquement par la figure du flâneur.

Pour la mise en espace de Soundcities, Stanza propose une installation au sol composée de 170 enceintes. Celles-ci diffusent plus de 3000 sons issus de la base de données et diffusées selon deux modalités : celle d’un programme aléatoire modifié toutes les 40 secondes, et celle d’une interaction avec le public qui va choisir de diffuser le son de telle ou telle ville sélectionnée sur les ordinateurs à disposition.

Outre les projections des cartes de villes dont on écoute le son spatialisé dans l’espace grâce à la disposition des enceintes, l’artiste a choisi de montrer une série de peintures récentes, Complexity Series. Celles-ci superposent des cartographies de données diverses, qui, retravaillées vont recouvrir, révéler, et offrir les indices d’une flânerie poétique et futuriste.

Par ailleurs, appréhender la ville par ses sons permet de de déplacer le point de vue sur l’identité de celle-ci – les outils de caractérisations ne sont plus les mêmes, et un nouveau rapport à la réalité peut s’installer, l’écoute invitant à une stimulation sensible inaccoutumée.

Enfin, cette expérience permet également de mesurer les effets de la globalisation sur ce qui est diffusé acoustiquement par les villes – effets sans doute moins évidents que l’uniformisation visuelle déjà largement étudiée.

« Le bruit c’est la ville, le bruit c’est la musique, la ville est l’orchestre, nous sommes des chefs d’orchestre dont les simples interactions avec l’environnement composent une musique au fur et à mesure de nos déambulations. »