Centre de culture contemporaine — Montpellier
Lie Detector
© La Panacée

Œuvre

Lie Detector

1969

Lie Detector

1969 — Impressions sur papier.

Collection de l’artiste

 

Le 20 mars 1969, Donald Burgy demande à son ami Douglas Huebler, photographe, de passer au détecteur de mensonge. Il lui pose une série de questions, dont les réponses produisent un document sous forme de diagramme, lequel est présenté à la Panacée.

1. Question: L'art devrait-il dire la vérité ? / Réponse : oui / Analyse : confusion-incertitude
2. Question: Vous fiez-vous aux émotions ? / Réponse : oui / Analyse : confusion-incertitude
3. Question: Aimez-vous davantage les extérieurs que les intérieurs ? / Réponse : oui / Analyse : confusion-incertitude
4. Question: L'art est-il séparé de la vérité ? / Réponse : non / Analyse : incertitude aux frontières de la manipulation.

 

Le 20 mars 1969, Donald Burgy a soumis au détecteur de mensonges son ami Douglas Huebler, un des protagonistes de l’art conceptuel des années 1960. Les questions, rédigées par Burgy, lui furent posées par des détectives assermentés, dans le respect du protocole réglementaire du « détecteur de mensonge », un appareil censé produire un rapport objectif et scientifique et ayant une valeur légale. Lie Detector présente les tracés du polygraphe, la série de questions soit politiques, soit totalement incongrues, soit portant sur des sujets artistiques pour lesquels il serait impossible de répondre par oui ou par non.

 

Cette critique de l’usage scientifique de la télépathie réfute aussi le postulat expressionniste selon lequel l’artiste peut partager de manière transparente sa vérité intime et sa pensée.