Centre de culture contemporaine — Montpellier
Hole in space
Photo © Brice Pelleschi

Œuvre

Hole in space

2003

Kit Galloway et Sherrie Rabinowitz commencent, en 1975, un travail de recherche commun sur l’esthétique dans la télécommunication.

Passionnés par l’idée de rapprocher dans une même image des personnes géographiquement éloignées, déterminés à faire sortir l’art vidéo des galeries pour le confronter au public, ils créent une série de dispositifs qui construisent « l’image comme lieu » (« image as place ») . 

Performance historique de l’art vidéo et de la communication, Hole in Space a établi, pendant trois soirs de novembre 1980, une connexion vidéo entre les passants du Lincoln Center of the performing arts de New York et ceux du centre commercial Century City à Los Angeles. Ce dispositif inédit utilisait le satellite comme moyen de transmission en temps réel des images et des sons, créant une tchat room avant la lettre.

Sans annonce ni explication préalable, la performance fut reçue comme un choc par les passants qui, soudain, pouvaient se voir, se parler et interagir malgré la distance, créant une Public communication sculpture.

L’espace virtuel de l’image devint un espace social, où les personnes pouvaient échanger librement, mais aussi s’organiser et créer ensemble. De la sorte s’ouvrait un espace non géographique, où la communication avait laissé place à la conversation créative, selon l’expression de Gene Youngblood (YOUNGBLOOD, Gene, “Vidéo et utopie”, in Communication, 48, 1988, p.173-191).

Dans l’exposition 
"Conversations électriques ", 
la performance est présentée sous la forme d’une double projection des vidéos face à face, à l’échelle des vitrines des sites d’origine, à New York et Los Angeles.

L’installation est accompagnée d’un court documentaire diffusé sur moniteur.
'Hole in Space 1980 Revisited'
Double projection Los Angeles / New York, 60’

'Hole in Space 1980 Documentary'
Documentaire, 30’