Centre de culture contemporaine — Montpellier
Greenland Connect
© Agnès de Cayeux

Œuvre

Greenland Connect

2014

Installation multimedia – 2015
Avec Sacha Notey-Pedezert

Résidence Villa Médicis Hors les Murs, Institut Français, Groenland – 2011.
Avec le soutien du CNAP - Centre national des arts plastiques

En 2011, Agnès de Cayeux, lauréate du programme hors les murs de l’Institut Français, réalise une résidence au Groenland portée par le présupposé suivant : Dans 20 années, nos dernières banquises auront disparu. Dans 20 années, l'industrie de l'Internet consommera autant d'énergie que celle que nous consommons aujourd'hui sur la terre entière.

Greenland Connect nous propose une forme possible de restitution et de prolongation de recherche à partir de cette expérience. L’installation met en place des éléments d’une situation vécue, réelle, en choisissant d’insister sur quelques-unes des observations, sur quelques traces recueillies. Ainsi par exemple ce dôme géodésique marque d’une présence ambiguë l’évocation du territoire groenlandais. Cette structure évoque l’igloo, en l’amenant vers des préoccupations industrielles. Le Groenland pourrait être cette terre si pleine d’un pittoresque de contes et de légendes. Le Groenland est un territoire aux enjeux géopolitiques, climatiques et stratégiques complexes.

A quelques mètres du Data Center, le dôme géodésique abrite un équipement de communication satellitaire. A Camp Century, près de la base militaire américaine de Thulé, les Etats-Unis ont bâti une ville sous la glace équipée d’un réacteur prêt à accueillir 200 missiles nucléaires. Enfin, aujourd’hui même, ce territoire danois qui cherche à obtenir quelques compensations pour l’exploitation de ses ressources minières débat sur son avenir sans que les médias y prêtent attention.
En évoquant la complexité d’un territoire par des aspects rarement mis en avant, et grâce à une démultiplication des sources (images d’archives, captations sonores, photographies, vidéos et objets), Agnès de Cayeux interroge notre façon de donner à voir, notre tendance à la simplification, et notre goût pour une imagerie traditionnelle et spectaculaire.