Centre de culture contemporaine — Montpellier
Globodrome
© Gwenola Wagon

Œuvre

Globodrome

2012

Film, 62 mn
Couleur et N & B Version originale anglaise,
Sous-titres français.
Voix : Julian Penney / Mixage son : Cédric Moreau / Musique : Geoffroy Wagon

Quelles sont les représentations que l’on a du monde si on l’observe à partir d’un globe virtuel? A quoi ressemblerait le Tour du monde en 80 jours de Jules Verne depuis internet ?

C’est l’enquête menée par Gwenola Wagon dans le projet Globodrome. L’itinéraire reprend celui de Phileas Fogg et Passepartout, au détail près que l’artiste entreprend le voyage via Google Earth de clic en clic avec son écran d’ordinateur et sa souris comme moyens de transports.  

Pour l’artiste, « il s’agit d’explorer un état du monde à partir d’un assemblage de calques, de simulations, de photographies aériennes ou satellitaires avec un regard déictique et de perdre l’apparence humaine. Le voyage suit les latitudes d’Est en Ouest et coupe tous les méridiens du globe avec des escales à Londres, Paris, Port-Saïd, Suez, Aden, Singapour, Hong-Kong, Shanghai, Yokohama, San Francisco, New York puis retour à Londres. C’est un voyage dans les représentations du monde digitalisé. »

Il en résulte 62 mn de film vertigineux, issues d’un voyage bien plus long pour l’artiste, constitué d’images street view, de vidéos, de documents mis en ligne par d’autres et que l’artiste s’approprie pour interroger la nature même de ces informations. En procédant par zoom et dezoom, dans un flux d’information continue, Globodrome trace un portrait critique du virtuel, tendant à « renforcer le malaise ressenti face à cette idée que notre monde n’est dès lors plus qu’un gigantesque parc d’attraction. » (Philippe Gajan)