Centre de culture contemporaine — Montpellier
The Conversation
Photo © Brice Pelleschi

Œuvre

The Conversation

2009

The Conversation est formée de 99 solénoïdes (des bobines électriques qui produisent un champ magnétique) disposées en cercle - il s'agit d'un réseau d'aimants reliés les uns aux autres par des élastiques, dont la tension varie. Tout déplacement d'un des solénoïdes affecte l'ensemble de la structure, par le biais des élastiques. 

Chaque mouvement d'une des parties de l'œuvre oblige donc les autres parties à se replacer pour retrouver un équilibre dans le réseau, ce qui génère un mouvement de contraction et de décontraction perpétuel. De là se met en place une progression rythmique, entièrement issue de la vie interne du dispositif.

Des motifs apparaissent et se développent, jusqu'au point où les perturbations deviennent trop fortes et imposent un retour au désordre. Ces motifs sont visuels et sonores, puisque le déplacement constant des forces dans la matrice de solénoïdes provoque un bruit de fond scandé par des montées en tension et des phases calmes.

The Conversation a la forme d'un système autonome qui cherche à maintenir un état d'équilibre entre ses deux composantes : la partie analogique et la partie électronique, dont l'association génère des perturbations qui empêchent toute régularité des motifs rythmiques produits. 

The Conversation est ainsi un dispositif technique paradoxal : chacun de ses éléments modifie en permanence son comportement pour atteindre la linéarité et la stabilité, et c'est précisément cette discipline qui rend l'équilibre impossible.

Solénoïdes, élastiques, 
composants électroniques et câbles.