Le projet

La Panacée fait désormais partie du MoCo, une structure multi-sites inédite, dédiée à l’art contemporain, qui inclut également l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier (ESBA) et l’Hôtel de Montcalm (3500 m2 près de la gare Saint Roch, en cours de restauration, ouverture prévue en juin 2019).

Ouvert sur son territoire, populaire et résolument innovant, le MoCo – Montpellier Contemporain, renforce l’attractivité culturelle naturelle de Montpellier, faisant de la cité méditerranéenne, une place forte de l’art contemporain et une destination culture par excellence. Vanessa Bruno, styliste et chef d’entreprise en est la Présidente. Nicolas Bourriaud, critique d’art, co-fondateur du Palais de Tokyo et ancien Directeur de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, en est le directeur.

Le Centre d’art contemporain de Montpellier Méditerranée Métropole intègrera plusieurs sites, et ce dès sa conception. L’objectif du MoCo est la complémentarité : aux deux lieux d’exposition bénéficiera le bouillonnement de l’Ecole des Beaux-Arts, tandis que les étudiants pourront profiter de la richesse de la programmation de La Panacée et de l’Hôtel de Montcalm.

La Panacée

Tour à tour Collège Royal de médecine, École spéciale de Pharmacie, Laboratoire National de Santé, La Panacée est inscrite dans l’histoire de la médecine à Montpellier. Le lieu, marqué par l’expérimentation et la recherche, l’étude et le savoir partagés, est imprégné dans notre imaginaire par le passage de figures tutélaires comme celle de Rabelais.

À l’issue d’un concours architectural pour réhabiliter le bâtiment, la Ville a confié en 2007, la maîtrise d’œuvre du chantier à l’architecte Jean-Luc Lauriol et au scénographe Henri Rouvière. En juin 2011, la Ville prend en charge la maîtrise d’œuvre de la deuxième phase, ciblée sur l’aménagement du niveau rez-de-chaussée, accessible au public. Le scénographe Franck Fortecoëff est alors associé au projet scénographique et finalise notamment l’auditorium et les galeries.

Se présentant de l’extérieur comme un îlot urbain de 220 mètres de périmètre, structuré autour d’un patio, la Panacée est un palimpseste d’architectures, qui s’étagent entre le XIIe siècle et les années cinquante. Certains pans anciens du bâtiment ont été redécouverts à l’occasion de la réhabilitation du bâtiment.

Le projet architectural souligne le patio comme structure fondamentale du lieu, un quadrangle autour duquel s’organisent l’ensemble des circulations, des espaces et des fonctions du centre. 

Les galeries ajourées, qui entourent le patio selon un principe de cloître, sont désormais à l’intérieur du bâtiment. Elles desservent l’ensemble des espaces et fonctions accessibles au public : salles d’exposition, salle pédagogique, auditorium, café. 

Des espaces et des volumes ont été dégagés pour créer des salles d’exposition vastes et lumineuses. Un auditorium traité en bois a été recréé dans l’ancien amphithéâtre. 

Une façade blanche a été dressée dans le patio pour marquer la continuité du lieu entre le centre d’art et la résidence universitaire gérée par le CROUS à l’étage. Les différentes fonctions s’intègrent dans l’unité d’un projet qui fait de La Panacée un lieu d’art et un lieu de vie.

Hôtel de Montcalm

L’hôtel Montcalm est un hôtel particulier du début 19ème siècle construit au cœur de la ville, à proximité de la gare St Roch, de la place de la Comédie, du quartier piétonnier, et des parkings du centre-ville. Montpellier Méditerranée Métropole en est propriétaire.

Louis Joseph de Montcalm (1712-1759) nous est connu en raison de ses faits d'armes au Canada. Son petit fils Louis Marie André Dieudonné, également officier de cavalerie, passerait inaperçu si nous ne nous rappelions pas qu'il a fait construire, dans l’actuelle rue Joffre, un hôtel particulier, connu plus tard sous le nom d’Hôtel du Quartier Général.
Appartenant à cette grande famille protestante montpelliéraine, originaire du Rouergue,
Louis M. de Montcalm hérite de la fortune familiale transmise de génération en génération par la branche demeurée fidèle au protestantisme. La propriété qu'il convoite représente, en 1809, quelques 14 hectares dans les faubourgs de Lattes ; elle appartient alors aux Serres de Mesples qui étendent leurs biens notamment à tout l'enclos des Cordeliers implantés depuis des siècles au sud de la ville. Il l'acquiert en 1816 - la rue de la République n'est pas encore percée - et fait bâtir quelques années plus tard une demeure qu'il meuble richement, enrichit de décors muraux, et dote d'une galerie de tableaux qui fera l'admiration des connaisseurs.
Louis M. de Montcalm y habite durant trente ans; il la vend ensuite le 8 septembre 1853 au ministère de la Guerre, mobilier compris semble-t-il, avec une partie du jardin. Le général commandant la 16ème division s'y installe dès le 13 septembre 1853. C'est ainsi que durant 150 ans, l'armée occupera ce lieu avant qu'il ne devienne depuis peu, avec son parc ouvert sur la rue de la République, propriété de la Ville de Montpellier.
Si le mobilier et la galerie Montcalm ont changé de mains en tout ou partie, quelques peintures murales subsistent et témoignent à elles seules, de la vogue de l'exotisme après Le Retour d'Egypte, de l’histoire militaire de la famille, et du raffinement esthétique si particulier du début 19ème siècle.
Le parc Montcalm porte désormais le nom Emmanuel Roblès (1914-1995) : cet écrivain est, avec A. Camus un des principaux représentants de la littérature française en Algérie, découverts et publiés par Edmond Charlot (Alger, 1915 - Pézenas, 2004).

Un projet de création du Musée de l’Histoire de la France en Algérie (1830-1962) a été validé par le Conseil Municipal de la Ville de Montpellier en 2003 et a été transféré le 1er janvier 2006 à Montpellier-Agglomération dans le cadre du transfert de la filière culturelle et sportive.

Depuis 2014, un nouveau projet de création d’un musée d’Art Contemporain est en place, pour une ouverture prévue en juin 2019