Centre de culture contemporaine — Montpellier

Exposition

RESONANCES MAGNETIQUES

15/10/16 - 23/12/16

Vernissage samedi 15 octobre à 14h00. Entrée libre

Commissariat : Franck Bauchard

Résonances magnétiques est une exposition consacrée aux artistes australiens Joyce Hinterding et David Haines qui présente à la fois des œuvres individuelles et des collaborations de ces deux artistes.

Après avoir été créatrice de bijoux, Joyce Hinterding réalise notamment des dessins en graphite et des sculptures en métaux conducteurs qui captent les forces électromagnétiques ambiantes ; David Haines, lui, débute dans la peinture abstraite, puis se tourne vers la vidéo, l’installation et plus récemment la création de parfums. Leurs parcours s’entrecroisent à la faveur d’œuvres réalisées en collaboration. Ils ont fait l’objet d’une importante rétrospective au Musée d’Art Contemporain de Sydney en 2015.

Dans leur travail, le roc, la plante, les ondes électromagnétiques artificielles, ou l’ionosphère sont saisis dans une chaîne de perception et d’intelligibilité produisant un imaginaire contemporain des relations entre nature, technologies et société. Avec le développement des technologies de la communication à distance ces dernières années, nous vivons dans une bulle électromagnétique où l’atmosphère et l’infosphère se confondent. Résonances magnétiques interroge pour partie cette dimension de notre monde qui n’est pas accessible à nos sens.

Si Joyce Hinterding et David Haines jouent avec des concepts, des processus ou des instruments scientifiques, détournent des technologies, ou encore se saisissent de divers environnements c’est toujours pour ressaisir le monde à travers le cristal ou l’éclair de l’image poétique. C’est pour nous inviter à parcourir en tous sens, et avec tous les sens, ces « zones ultra sensibles de la terre » évoquées par André Breton.

L’ensemble des sens du visiteur sont sollicités. L’exposition est conçue d’une certaine manière comme un projet sur le sensorium du spectateur, sollicitant tout le spectre de notre sensibilité. Nous sommes ainsi invités à entrer en résonance avec un univers ultra-sensible, mais aussi mental, déplaçant l’environnement dans lequel les artistes travaillent en Australie dans l’architecture et le contexte de La Panacée.