Centre de culture contemporaine — Montpellier

Exposition

Machine à habiter

24/02/15 - 15/03/15
Illusion & Macadam présente Tropisme festival, création & réflexion à l'ère numérique. Une coproduction avec La Panacée, Centre de Culture Contemporaine, Ville de Montpellier. 

Soirée de lancement Mardi 24 février à 18h. 

 

La Panacée a été conçue comme un lieu qui puisse se prêter à une transformation permanente. C'est dans cet esprit que nous avons invité le Festival Tropisme à venir investir le lieu pour le faire voir et vivre autrement. La proposition du Festival se structure comme une relecture et un réagencement des fonctions de lieu, non pas autour de la notion de visite mais autour de la notion d’habitat. Et cela dans une perspective où les éléments constitutifs de l’habitation deviennent démontables, déplaçables, en transformation. Le numérique ne suscite pas seulement de nouveaux processus de création ou de nouvelles œuvres. Il provoque de nouveaux comportements, de nouvelles manières d’agir et de s’approprier un lieu. Il appelle une flexibilité de l’architecture, des configurations qui épousent les formes de l’activité, et les jeux de relation renouvelés entre artistes et publics. Nos environnements numériques dans lesquels nous passons après tout une partie croissante de notre vie, et dans lesquels désormais nous habitons, questionnent aussi ce qu’est un lieu. Ce qui fait lieu. Si le Fun Palace jadis donnait corps à ce que pouvait être une institution culturelle à l’ère de la cybernétique, il est peut-être temps de ressaisir ce questionnement à l’ère du numérique. Les Machines à habiter d’aujourd’hui sont sans doute plus proches de la « mobilité d’habitation » de Yona Friedman ou du « laboratoire ludique » de Cédric Price que du fonctionnalisme de Le Corbusier. Le clin d’œil doit donc se comprendre comme une invitation à transformer notre regard et nos manières de faire, et à réinventer cette notion dans le contexte de nouveaux environnements technologiques. Dans cette approche, les artistes restent au centre. Le collectif EXYZT prend aujourd’hui le relais des artistes qui se sont succédés depuis l’ouverture pour investir et transformer le lieu.

Franck Bauchard, Directeur Artistique de La Panacée

 

Pour sa deuxième édition, Tropisme déploie une vaste machine à habiter. Habiter le temps, en étendant significativement sa durée (de 5 jours, le festival passe à 3 semaines). Mais aussi et surtout habiter l’espace, en répondant à l’invitation de La Panacée à occuper ses murs à travers une programmation qui mêlera installations, concerts, créations architecturales et culinaires, rencontres, projections, jeux vidéos, boums et ateliers. Au centre de ce projet, le collectif EXYZT signera là sa dernière action avant de tirer sa révérence après 12 ans d’activités. Composé d’artistes, d’architectes, de constructeurs, de botanistes et de graphistes, EXYZT a été remarqué notamment en 2006 pour leur participation à la Biennale d’architecture de Venise. Pour Tropisme, le collectif transformera La Panacée en lieu de vie modulable, pensé comme une boite à outils permettant de multiples déploiements. Cette machine à habiter s’emparera des espaces d’expositions qui deviendront tantôt salon de conversations, ciné-club, chambres à coucher, mini-discothèque pour enfants, plateau radio, imprimerie…

Du 25 février au 15 mars, Tropisme fait de La Panacée un vaste terrain de jeu aux allures de caravansérail.

Vincent Cavaroc, Directeur Artistique du Festival Tropisme